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scruff fr review

On va parler des vraies affaires, m’a prevenu Jean-Michel* des la premiere ligne de son courriel.

By 7 marzo, 2022No Comments

On va parler des vraies affaires, m’a prevenu Jean-Michel* des la premiere ligne de son courriel.

On va amener la cruise a l’ere du virtuel…

Debut 2013, Jean-Michel est devenu celibataire. Ca tombait beaucoup, le amie Annie* aussi. Mais non, ils n’ont gui?re decide de secher leurs larmes respectives au meme lit. Ils ont decide d’utiliser les plateformes de l’ere virtuel pour se mettre en scene, « Les aventures de Jean-Michel et Annie, grands zamis »…

Succes via toute la ligne : « Curieux d’enchainer les rencontres, nous nous sommes dechaines, chacun de notre cote », illustre-t-il.

Et Jean-Michel de m’ecrire 2 pages d’observations bien tassees sur les rites virtuels en drague au XXI e siecle par ecrans interposes. Ses impressions i  propos des sites de rencontres avoues (Reseau Contact, Mon Classeur, OKCupid) et officieux (Facebook, Twitter, Instagram)…

Reseau Contact : « Des matantes, de l’univers beige, des analphabetes fonctionnels. Pour les gars, c’est le reseau Occupation double. »

Mon Classeur : « Plusieurs filles bien maquillees, qui cherchent le fuck avec des gars muscles. Mes mec : comme Reseau Contact, mais avec des tatouages tribaux… »

OKCupid :

« Mes meufs sont jolies et eduquees, des gars sont quelque peu plus geek, moins biceps. Filles de McGill, Concordia, de l’Ouest-de-l’Ile et Ontariennes nouvellement arrivees. »

Twitter : « A-t-on pas vu autant de frustration sexuelle en un seul endroit ? On pensait que le prejuge concernant Twitter comme endroit ou des gars maries cruisent des etudiantes, c’etaient juste des fabulations. Mais non, non, non… »

Instagram : « Des selfies de filles en manque de confiance qui se boostent l’ego a coups de dizaines de likes . Je like la photo d’une fille. Elle like une des miennes. 1 semaine plus tard, un nouvelle like concernant la sienne, votre autre like sur la mienne. Et ca continue. Pis ben voila, on se rencontre, pis on s’adonne assez bien… Juste parce que j’ai like un cliche un tantinet sexy via un apri?m ou elle se sentait seule. »

Facebook : « Est-ce que j’ai rencontre des gens tel ca ? Oui. Romantiquement, professionnellement, ainsi, j’ai meme cree de vraies amities comme ca. Notre style, c’est de jouer la ligne ainsi que realiser qu’entre un gars amusant et un creep , y a nullement une grosse difference. Y a pas un seul creep qui pense qu’il reste deplace… »

Meme LinkedIn, le morne reseau social professionnel, pourra deboucher via une baise, m’a informe Jean-Michel. « J’ai votre chum qui possi?de couche avec la fille de l’entretien d’embauche, c’est elle qui l’avait contacte par LinkedIn… »

Un constat evidemment subjectif, mais lucide, vivant et sans compromis sur les specimens qu’on trouve dans les multiples ecosystemes.

« On appelle-tu ca juger, ce que je fais ? a ecrit Jean-Michel quelque part dans le rapport d’observation. Desole… »

Tu juges, ti-gars, mais j’ai envie te approcher.

Nous sommes alles casser la croute. Annie etait la.

Lui : comme il l’avait ecrit, jeune professionnel, vif et intelligent, mais surement gui?re le premier a etre choisi au ballon-chasseur di?s qu’il est au primaire. Beau ? J’suis pas bon pour determiner si un gars est beau ou gui?re. Y a juste avec Wauthier que j’suis sur en reponse. Pis Brad Pitt…

Elle : https://www.besthookupwebsites.org/fr/scruff-review emplie d’esprit, filiforme, rieuse. Formation de prof, mais a travaille dans un tas d’autres domaines. Le genre joggeuse que le yoga emmerde, mais je peux me tromper. Belle ? Oui.

Debut 2013, donc, Jean-Michel et Annie deviennent celibataires, tous de un bord. Ils decident d’aller voir dans le virtuel De quelle fai§on faire exulter leurs corps…

— Ca a marche ? que je leur demande.

— Toi plus que moi, dit Annie a Jean-Michel en souriant.

— Je suis votre salaud, desole…

Notre mise en scene, Jean-Michel et Annie l’ont creee en tandem. Un duo d’amis, tel je disais. L’optique etait d’enfiler nos rencontres, bien sur. Mais jamais seulement ca :

— C’etait du gros fun, se rappelle Annie.

— On se faisait du fun apres, a se raconter des dates, a comparer votre qu’on vivait comme aventures…

Parle-lui du cardiologue, dit Jean-Michel a Annie, en mettant des apostrophes sonores sur « cardiologue »…

— Je l’ai eu sur Tinder, commence Annie. Hey, un medecin ! J’etais etonnee. Un medecin, via Tinder ? Ca se case vite, des medecins, d’habitude…

— Voyons donc, replique Jean-Michel, amuse, t’as nullement cru a ca !

— …On va donc sur une date . Il arrive en Porsche. Moi, j’ai trouve ca limite : je roule en BIXI. Je chope ca tape-a-l’?il, une Porsche. Il dit qu’il vient de Laval. Ben la ! Deuxieme prise !

Qu’importe, Annie s’est quand meme retrouvee dans la McMansion du mec, a Laval qui, a-t-elle decouvert, n’etait nullement cardiologue. Il vendait de l’equipement medical a des unites de cardiologie…

— Neanmoins, si vous etiez tombes amoureux, il aurait fallu qu’il t’avoue.

— On ne tombe gui?re en amour dans Tinder, repond Annie.

— T’es quand meme allee a Laval, lui dis-je.

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